Gaston de Bézaure

Élements biographiques

Gaston de Bézaure Le Fleuve bleu. Voyage dans la Chine occidentale… (1879)

La couleur verte des têtes d'arbres se dressant partout devant les maisons tranche sur la teinte vermillonnée : des murailles. C'est la gracieuse ville de Pon-chan ; ressemblant de loin à une pagode prenant le frais sous des ombrages. L'air est doux, la rivière calme. Si j'étais Chinois, je voudrais finir mes jours près de ces murs vermeils, sous les sophoras aux grappes d'émeraude. Et cependant il faut; marcher, nous n'avons pas une heure à perdre. Nous sommes à l'entrée du petit affluent de Tchen-tou, et nous approchons de la capitale.
Source : Gallica

Gaston de Bézaure Le Fleuve bleu. Voyage dans la Chine occidentale… (1879)

Tous se hâtaient, afin d'apercevoir nos chevelures. Car un blond et même un châtain sont des êtres si rares en Chine que je n'en ai jamais vu pendant mes six années de voyage à travers ce pays. Une seule fois je rencontrai une paire de beaux yeux bleus; ils appartenaient à une jeune montagnarde du Fo-kien; mais elle avait les cheveux d'ébène. L'idéal pour la barbe et les cheveux étant la nuance du jais le plus pur, les Chinois rient beaucoup de nos flavescences. Ils passent encore à la rigueur une tête blonde à un homme ou à un enfant
Source : Gallica

Gaston de Bézaure Le Fleuve bleu. Voyage dans la Chine occidentale… (1879)

Il semble que de pareilles souffrances auraient dû, à la longue, exaspérer la population; que quatre cents millions d'hommes se seraient enfin levés pour réclamer un remède à tant de maux, et qu'ils auraient un jour exigé du gouvernement qu'il donnât à la Chine ce que possèdent tous les autres pays du monde : des voies ferrées, des canaux navigables, des routes pour le transport du riz et du sorgho. Cette grande manifestation ne s'est pas faite : les paisibles Chinois meurent, mais meurent avec soumission.
Source : Gallica

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