Comte Vay de Vaya et Luskod

Résumé

Comte Vay de Vaya et Luskod Revue des Deux Mondes

De cet attachement mutuel naît, sans aucun doute, l’affection et la gratitude, qui jouent un rôle si prépondérant dans toutes les phases de la vie. La première pensée est toujours d’être digne de ses aïeux, de ne point démériter, d’être fidèle aux héritages de la noblesse. Ce sentiment profond de dignité personnelle était la base de cette éducation familiale qui, quoique primitive peut-être en apparence, restait d’un si précieux secours. La famille n’est-elle pas la plus sûre garantie de l’ordre social ?
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Comte Vay de Vaya et Luskod Revue des Deux Mondes

J’arrive sain et sauf à Séoul. C’est le soir, et la lune se lève. Dans l’obscurité, la plus désolée capitale de l’univers apparaît plus désolée encore, plus pitoyable de misère et de détresse. Ma chaise à porteurs descend une longue rue qui a plutôt l’air d’une route. Des deux côtés se dressent de petites maisons ou, pour mieux dire, des huttes, car celles que j’ai vues jusqu’ici ne méritent pas d’autre nom. Après avoir traversé les faubourgs, nous atteignons enfin l’enceinte intérieure. La muraille est irrégulière et grossière, percée de portes peintes que surmontent de petits toits.
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Comte Vay de Vaya et Luskod Revue des Deux Mondes

L’éducation morale est le problème que le pays entier cherche à résoudre.
Les parens ont pris l’initiative en se plaignant que leurs enfans échappaient à leur influence sans que l’école fit rien pour leur donner une direction. L’observateur le moins perspicace voit une sensible différence entre l’ancienne et la nouvelle génération, qui se traduit dans la tenue et la tournure d’esprit. C’est comme si les jeunes méprisaient toutes les qualités de race de leurs pères ; comme si les traditions de contrainte et de discipline étaient devenues autant de fardeaux inutiles.
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