Victor Bérard, La révolte de l'Asie : l'Asie et l'Europe… (1904)
“ Les Mandchous, de race, ne tiennent guère que les villes et ne dépassent guère 2 ou 3 millions. Depuis qu'ils exploitent leur conquête chinoise, ils ont perdu toute vertu et toute virilité. Ils n'ont gardé de leurs mœurs guerrières que les vices : ignorance, cruauté, superstition. Ils tirent de l'arc, touchent une pension du gouvernement, vont quémander une place à Pékin ou dans les « bannières » et, sans même savoir lire, obtiennent des gouvernements ou des commandements : fonctionnaires, soldats, pensionnés, ils ont tous quelque emploi ou quelque solde. ”
