Mandchous

Définition et enjeux

Victor Bérard,  La révolte de l'Asie : l'Asie et l'Europe… (1904)

“ Les Mandchous, de race, ne tiennent guère que les villes et ne dépassent guère 2 ou 3 millions. Depuis qu'ils exploitent leur conquête chinoise, ils ont perdu toute vertu et toute virilité. Ils n'ont gardé de leurs mœurs guerrières que les vices : ignorance, cruauté, superstition. Ils tirent de l'arc, touchent une pension du gouvernement, vont quémander une place à Pékin ou dans les « bannières » et, sans même savoir lire, obtiennent des gouvernements ou des commandements : fonctionnaires, soldats, pensionnés, ils ont tous quelque emploi ou quelque solde. ”
Source : Gallica

Pierre Leroy-Beaulieu,  Revue des Deux Mondes

“ D’origine étrangère, sentant leur prestige affaibli, les Mandchous savent que toute concession faite à l’Occident sera exploitée contre eux par les sociétés secrètes, par leurs adversaires de tout acabit, nombreux même parmi les mandarins, et surtout parmi cette tourbe, fanatique et ignorante du monde extérieur, de lettrés sans place qui s’agite et s’aigrit dans toutes les villes. ”
Source : Wikisource

Comte Vay de Vaya et Luskod,  Revue des Deux Mondes

“ Un logis mandchou, au résumé, est comme une foire aux bestiaux ou une arche de Noé, et le genre de vie est antédiluvien lui aussi. En général, l’existence de ce peuple est bien au-dessous du niveau chinois. Son aspect est beaucoup plus sauvage, d’abord ; ses occupations sont tout extérieures ; et les vieilles doctrines confucéennes n’ont jamais pénétré si loin. Il a toujours mené une vie plus physique qu’intellectuelle, où les batailles ont tenu plus de place que la pensée, et aujourd’hui encore presque toute l’armée impériale est composée de Mandchous. ”
Source : Wikisource

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