André Duboscq

Élements biographiques

André Duboscq Le Pacifique et la rencontre des races

Ce que nous appelons aujourd’hui volontiers la vitalité, écrit Oswald Spengler dans le second tome du Déclin de l’Occident, ce quelque chose en nous qui tend à tout prix en avant, en haut, cette volonté de puissance aveugle, cosmique, nostalgique qui apparaît comme liée à la terre, au pays, à la façon des végétaux ou des bêtes, cette orientation vers un but, cette fatalité dans l’action, voilà ce qui partout, chez l’élite humaine, travaille, en tant que vie politique, à provoquer les grandes décisions, et doit y travailler pour être ou subir une destinée.
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André Duboscq L’élite chinoise

Les Chinois se battent courageusement avec un sentiment plus haut, plus efficient, plus créateur d’action qui commence à se juxtaposer à celui de « la communauté chinoise ».
Ce n’est pour la masse qu’une juxtaposition, mais c’est tout de même quelque chose de nouveau ; pour l’élite, c’est déjà quelque chose de compris ou ce qui est mieux en l’espèce, de ressenti. S’instruire n’est pas tout à fait pour elle synonyme de gouverner, mais plutôt synonyme de contribuer à mettre la Chine au rang des nations modernes les plus puissantes, de l’y maintenir et de l’y défendre.
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André Duboscq Présence de l’Asie

Or, si nous voulons prôner un sentiment humain, faut-il encore que nous le définissions, que nous montrions où il prend sa source et à quoi il tend. Les temps troublés que nous vivons se caractérisent par une recrudescence d’intérêt pour l’humanisme. On dirait qu’en même temps que des hommes s’entretuent et se ruinent systématiquement les uns les autres pour un long temps, d’autres sont poussés davantage vers l’étude des penseurs, des moralistes, de ceux enfin qui ont consacré leur vie à rechercher dans le passé le témoignage d’une humanité studieuse et sensée qui absolve l’humanité présente.
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