Résumé

René Meunier La Guerre russo-japonaise, historique… (1906)

Est-ce que Napoléon a poursuivi après Eylau, après Friedland, après Wagram, après la Moskova?
Est-ce que les Prussiens ont poursuivi après Sadowa, les Allemands après Forbach, après Frœschwiller?
Gardons-nous donc de juger la conduite des opérations militaires d'après le concept qui nous est propre et en essayant de la su perposer à nos clichés habituels.
Certes, la stratégie japonaise n'est pas parfaite : on peut y relever des erreurs, comme le retard apporté à l'envoi des 7e et 8e divisions sur le théâtre de la guerre, ou de lourdes fautes, comme l'attaque isolée de Kouroki-à Liaoyang.
Source : Gallica

René Meunier La Guerre russo-japonaise, historique… (1906)

Est-il rien de plus beau que ces simples mots de Noghi, répondant à ceux qui lui apportaient leurs condoléances pour la mort de ses deux seuls fils, tués l'un à Nanchan, l'autre à l'assaut de la colline Haute : « Sans cette lourde perte, comment aurais-je pu répondre aux esprits de tant de braves gens que mon métier m'a obligé d'envoyer à la mort? » Parole d'autant plus grande dans sa simplicité que, chez les Japonais, l'absence de tout enfant mâle implique la cessation du culte des ancêtres, qui constitue à peu près leur seule religion et leur seule consolation dans la mort.
Source : Gallica

René Meunier La Guerre russo-japonaise, historique… (1906)

Et la contre-attaque, énergique, foudroyante, ne manque pas en effet du côté des Japonais. L'armée russe se détend pour le choc comme un ressort rouillé et vieilli; l'armée japonaise a la détente élastique du métal tout neuf. L'agilité, l'élan sont les qualités maîtresses de son infanterie; les fantassins russes restent passivement dans leurs trous, les Japonais marchent, manœuvrent, tournent ; leurs canons changent de place à tout instant et, par leur mobilité, par la justesse de leur tir, ils font taire assez vite l'infanterie ennemie.
Source : Gallica

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