Louis de Saligny

Résumé

Louis de Saligny Essais sur la guerre russo-japonaise (1913)

Chacune des fractions de ce tout possède son mouvement propre, sa souplesse, ses réflexes particuliers, comme les muscles d'un même corps dans une périlleuse gymnastique. L'infanterie, l'artillerie, la cavalerie, en liaison intime, en union passionnée,
sont là devant le but unique : l'enfoncement de l'ennemi, la victoire, la poursuite. Une dernière et faible réserve... Mais il s'agit bien de réserve ! La guerre est jeu de risque-tout : au convoi les calculateurs! Tous au feu, jusqu'au dernier homme !
Source : Gallica

Louis de Saligny Essais sur la guerre russo-japonaise (1913)

Renonçons à ces lents déplacements d'hommes, qui se numérotent, défilent devant des outils
de parc, s'alignent, se divisent en équipes, à peu près en cadence comme dans un ballet, et puis, haut les bras ! exécutent avec ennui un bout d'ouvrage quelconque. Que chaque capitaine déploie plutôt sa compagnie, un beau jour, avec l'équipement de campagne, et que les hommes couchés, pris à l'improviste, aient à creuser la terre avec ce qu'ils ont sous la main, leur outil, leur couteau, le couvercle de leur gamelle : quand une troupe fera cela couramment, on pourra la conduire au feu.
Source : Gallica

Louis de Saligny Essais sur la guerre russo-japonaise (1913)

Sans doute, pour interdire définitivement à son adversaire toute tentative dangereuse, Kouropatkine dispose d'un moyen bien connu, le plus simple de tous : s'engager brutalement sur tout le front, sans perdre une minute, sans arrière-pensée, sans restriction mentale. Pour paralyser celui qu'il craint tant de voir remuer, il n'a qu'à lui mettre rudement la main au collet, à lui tomber dessus furieusement, de tout son poids. L'idée ne lui vient pas d'en user de la sorte; il préfère se réserver pour je ne sais quelles parades plus savantes : Bilderling et Stackelberg attaqueront...
Source : Gallica

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