Hippolyte-Marie-Joseph-Antoine Enselme

Élements biographiques

Hippolyte-Marie-Joseph-Antoine Enselme A travers la Mandchourie : le chemin de fer de l'Est chinois… (1903)

Auprès de Sioung-yo, encore une ville à enceinte, la voie remonte, par une pente assez, sensible, une vallée très pittoresque ; elle traverse plusieurs fois une petite rivière, sur des ponts encore rudimentaires. Encore des gorges resserrées, des belles tranchées dans le roc, quelques ponts en construction, et nous arrivons à la nuit à la station que les Russes appellent Va-fondian, et que nous appellerions Oua-fang-tien, d'après son nom chinois. En dépit de ces nombreux mouvements de terrain, changeant constamment le paysage, la région est atrocement triste; pas un arbre!
Source : Gallica

Hippolyte-Marie-Joseph-Antoine Enselme A travers la Mandchourie : le chemin de fer de l'Est chinois… (1903)

Un voyage de nuit, de deux heures à huit heures du matin, nous conduit à cette ville, qui est la capitale
militaire des provinces maritimes russes ; c'est la résidence du général commandant en chef toutes les troupes échelonnées de Vladivostock à Khabarosk. De la station on aperçoit la ville : une grande église, toute blanche, y tranche sur une multitude de petites maisons, dont les toitures métalliques brillent au soleil ; c'est une cité exclusivement militaire, n'abritant que la troupe, les officiers et le peu de commerce nécessité par les besoins immédiats de l'existence de tout ce monde.
Source : Gallica

Hippolyte-Marie-Joseph-Antoine Enselme A travers la Mandchourie : le chemin de fer de l'Est chinois… (1903)

Mais, si larges qu'elles soient, ces avenues n'en sont pas moins aussi sales que dans la plus petite bourgade ; ce sont de véritables cloaques, défoncés par les voitures, qui tombent d'ornière en ornière dans une boue infecte et nauséabonde. Il serait impossible d'y circuler à pied ; les Chinois piétons suivent en file indienne ininterrompue, un sentier à peu près sec, qui rase les murs des habitations de chaque côté de la rue. Toute une population de chiens et de porcs fait la chasse aux immondices, assurant ainsi, par instinct, le service de la voirie.
Source : Gallica

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