Montagnes russes

Définition et enjeux

Portrait de Anatole Leroy-Beaulieu Anatole Leroy-Beaulieu,  L’Empire des tsars et les Russes

“ En parcourant leurs steppes du sud ou leurs forêts tourbeuses du nord, des Russes peuvent se dire que de hautes collines donneraient aux cultures de la variété et de l’agrément au paysage, que des chaînes de montagnes couvertes de neige serviraient de réservoir aux eaux et de barrière aux vents. Libre à eux de regretter les beautés ou les avantages des contrées plus coupées, plus accidentées, quoique les larges plaines aient leur charme et leur poésie aussi bien que leur richesse. Sur ce sol déprimé, il ne vient à personne l’idée d’élever des collines et de dresser des montagnes. ”
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Portrait de Astolphe de Custine Astolphe de Custine,  La Russie en 1839

“ C’est à l’homme de bâtir des montagnes dans une contrée à laquelle la nature a refusé tout mouvement de terrain. Je commence à comprendre pourquoi les Russes nous engagent avec tant d’instance à venir les voir pendant l’hiver : six pieds de neige cacheraient tout cela, tandis qu’en été on voit le pays.
Parcourez le territoire de Pétersbourg et des provinces voisines, vous n’y trouverez, m’a-t-on dit, pendant des centaines de lieues que des flaques d’eau, des pins rabougris, et des bouleaux à la sombre verdure.
”
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Portrait de Anatole Leroy-Beaulieu Anatole Leroy-Beaulieu,  La Russie et les Russes

“ Cette absence de montagnes et par suite de vallées est un autre des grands traits qui distinguent essentiellement la nature russe et la nature européenne ; elles diffèrent autant par le relief de la terre que par la configuration des contours et par le climat. Nulle des contrées de l’Europe n’est à ce point dépourvue de montagnes ; la nature extra-européenne, l’Asie, l’Afrique, l’Amérique ou l’Australie, offrent seules de ces immenses surfaces géographiques uniformes. ”
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