Maurice Larrouy,
Les vagabonds de la gloire. , Campagne d'un croiseur…
(1916)
“ Hier, l'Autriche nous a vus. Elle a refusé le combat du grand air. Cette nuit, nous en sommes sûrs, nous le devinons dans notre prescience, elle a dépêché les atroces sous-marins. Ils barrent l'Adriatique et nous guettent. Quand tomberons-nous entre leurs griffes : dans une minute, une heure ou une journée? Chaque éclair nous illumine comme des spectres, mais ils sont enfouis dans l'onde noire. Que ce soit ce croiseur-ci ou le voisin, ou l'un des beaux cuirassés qui se fient à nos regards, nous sentons que nos yeux se perdent dans un océan de duperies. ”

