Maurice Larrouy,
Les vagabonds de la gloire. 2e série…
(1917)
“ Déjà l'appareil fait d'imperceptibles soubresauts, tel un félin qui frémit de l'échiné avant l'élan; son corps ne baigne plus dans l'eau; il la rase, il la frôle, retombe à peine et saute; le dur éclaboussement de l'onde couvre le tonnerre du moteur; encore un effort, encore un coup de bélier sur les crêtes du clapotis, et voici la mer qui s'effondre. Elle descend comme une plaque d'acier, de bronze ou d'or, suivant les jeux de lumière. Ce que l'on en aperçoit envahit le regard, déborde les yeux, devient infini ; nulle autre sensation n'avertit que l'on monte très vite et très haut. ”
