Résumé

Portrait de Maurice Larrouy Maurice Larrouy Les vagabonds de la gloire. 2e série… (1917)

Déjà l'appareil fait d'imperceptibles soubresauts, tel un félin qui frémit de l'échiné avant l'élan; son corps ne baigne plus dans l'eau; il la rase, il la frôle, retombe à peine et saute; le dur éclaboussement de l'onde couvre le tonnerre du moteur; encore un effort, encore un coup de bélier sur les crêtes du clapotis, et voici la mer qui s'effondre.
Elle descend comme une plaque d'acier, de bronze ou d'or, suivant les jeux de lumière.
Ce que l'on en aperçoit envahit le regard, déborde les yeux, devient infini ; nulle autre sensation n'avertit que l'on monte très vite et très haut.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Larrouy Maurice Larrouy Les vagabonds de la gloire. 2e série… (1917)

Pour l'instant, la rade de Salonique contient plusieurs de ces immenses navires-hôpitaux dont la croix rouge peinte aux flancs et aux cheminées, et le grand liséré vert de la poupe
à la proue protègent les estropiés et les malades. L'Orient dévorateur prend de belles existences et restitue, quand il y consent, des malades que la fièvre, ou la nostalgie, ou la fatigue, renvoie épuisés en France. L'hiver et l'été sont également néfastes. La boue de Macédoine n'a rien à envier à celle d'aucun pays du monde, et c'est dans cette boue qu'il faut faire marcher et vivre les armées.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Larrouy Maurice Larrouy Les vagabonds de la gloire. 2e série… (1917)

L'hydravion est un animal à deux têtes : celle du pilote et celle de l'observateur, qui forment deux sphères au ras de la carène; leurs mains et leurs pieds, invisibles dans la gaine de bois, manœuvrent les engins du vol et du tir; derrière eux, l'étoile cannelée du moteur s'attache à la double palette de l'hélice brune, et les cocardes, les bandes tricolores peintes sur les toiles et gouvernails, avivent ce corps surprenant de nuances d'oiseaux des tropiques.
L'œil accompagne ses glissements et son vol avec la même joie qu'éprouve la main à caresser son poitrail ou ses moteurs lisses.
Source : Gallica

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