Résumé

Les grands dirigeables dans la paix et dans la guerre… (1925)

Pour l'éclairage de ses escadres, pour les communications avec ses bases lointaines, pour de rapides missions au delà des océans, rien ne remplacera pour elle le rigide. Nous nous réservons de le dire. Nous pensons même qu'il est indispensable de le dire, parce que l'opinion publique ne partage certainement pas l'avis de la marine... et l'opinion publique, en fin de compte, c'est le bon sens. Il suffit d'éclairer celle-ci pour qu'elle juge sainement. Il est nécessaire de l'éclairer parce qu'elle est une puissance quasi souveraine de nos jours.
Source : Gallica

Les grands dirigeables dans la paix et dans la guerre… (1925)

En somme, et peut être encore pour longtemps, il restera, comme terme solide de comparaison entre les deux armes, d'une part leur vulnérabilité et, d'autre part, leur endurance. L'avion a dans le premier cas une supériorité aussi écrasante que le dirigeable dans le second. La discussion est donc non seulement possible mais certaine et sans issue bien nette. Comment n'être pas tenté, dans de pareilles conditions, de la juger un peu enfantine? Il est un peu trop simple en effet d'opposer l'avion au rigide, comme les héros homériques, en combat singulier.
Source : Gallica

Les grands dirigeables dans la paix et dans la guerre… (1925)

La guerre a fait surgir trop brutalement cette nécessité pour qu'on ait eu le temps de se retourner. Il a fallu utiliser le matériel qu'on avait, ou du moins. ce qu'on pouvait en utiliser. La crise passée, on se retrouve, comme auparavant, en présence des exigences de la navigation et des besoins de la vie en mer et l'on ne songe plus qu'à y faire face. La mer pose un problème assez ardu à résoudre ; la guerre, un problème ardu encore, mais très différent. La guerre finie, la vie en mer continue ; elle absorbe l'activité humaine et l'on reprend la broderie du temps passé sur la même trame.
Source : Gallica

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