Robert Degouy

Résumé

Robert Degouy Revue des Deux Mondes

Pour une simple, mais forte raison, c’est que la guerre est le domaine de l’imprévu, cette guerre surtout où tant d’intérêts et de si essentiels sont en jeu, où les belligérans sentent qu’il s’agit pour eux d’être ou de ne pas être, où l’Allemagne, en particulier, acculée à une impasse dont elle ne peut sortir que par des miracles d’énergie, mettra tout en œuvre, avec le plus absolu défaut de scrupules, pour provoquer les incidens les plus extraordinaires, les plus inattendus, si elle les juge de nature à diminuer la force morale de ses adversaires.
Source : Wikisource

Robert Degouy Revue des Deux Mondes

Si maintenant, poussant jusqu’au fond de cette mer Baltique où les forces navales des Alliés de l’Ouest pourraient aller rejoindre l’escadre russe, nous examinons ce front de l’Est où commençait, il y a plus d’un an, une offensive qui avait donné tant d’espérances, nous sommes obligé de reconnaître que, fort utile pour la défense de la ligne de la Dwina et pour la reconquête de la Courlande, — un des nouveaux « greniers » de l’Allemagne, — la flotte ne saurait exercer une action immédiate efficace sur les opérations qui auraient pour théâtre le cœur de la Lithuanie, la Volhynie, la Galicie.
Source : Wikisource

Robert Degouy Revue des Deux Mondes

Pour sauver l’Empire, il faut plonger ses ennemis dans l’épouvante ; et, en vue d’obtenir un tel résultat, les pires moyens sont les meilleurs. N’imaginons pas, qu’à Berlin plus qu’à Munich, à Cologne ou à Dresde, on se puisse déprendre d’un tel calcul. Nous ne nous épouvanterons pas et l’Empire ne sera pas sauvé ; mais les Allemands continueront à torpiller sans avis préalable et à semer des mines dans nos mers.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature