Submersible

Définition et enjeux

Portrait de Élisée Reclus Élisée Reclus,  Histoire d’un ruisseau

“ Aux yeux de l'anatomiste et du micrographe, chacun de nous, en dépit de son dur squelette et des formes arrêtées de son corps, n'est autre chose qu'une masse liquide, un fleuve où coulent avec une vitesse plus ou moins grande, comme en un lit préparé d'avance, des molécules sans nombre, provenant de toutes les régions de la terre et de l'espace, et recommençant leur voyage infini, après un court passage dans notre organisme. Semblables au ruisseau qui s'enfuit, nous changeons à chaque instant ”
Source : Gutenberg

Neil Arnott,  Élémens de philosophie naturelle… (1829-1830)

“ La surface d'un liquide est si parfaitement nivelée, elle est si sensible, on pourrait dire, à toutes lus causes perturbatrices, que leurs effets se transmettent à des distances fort considérables. — Un bateau à rames, qui traverse un lac tranquille, en ride la surface sur une grande étendue, et bien que les ondulations, en s'agrandissant de plus en plus, finissent par devenir imper ceptibles à la vue, l'oreille les saisit et les reconnaît parfaitement au bruit causé par le petit mouvement que leur développement sur la rive fait éprouver au sable et aux cailloux qui s'y trouvent amassés. ”
Source : Gallica

Neil Arnott,  Élémens de philosophie naturelle… (1829-1830)

“ La pression exercée par les fluides, le degré d'immersion et d'émersion des corps qui plongent dans leur sein, ou qui flottent à leur surface, varient avec le poids spécifique de ces fluides.
Le tirant d'eau d'un navire est moindre d'un trente cinquième environ dans l'eau salée et pesante de la mer, que dans les eaux fraîches et légères d'un fleuve. C'est cette différence de poids spécifique qui fait qu'un homme se soutient plus facilement, en nageant, à la surface d'une mer calme que dans un fleuve.
”
Source : Gallica

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