Bains froids

Définition et enjeux

Jules Eugène Rochard Traité d'hygiène publique et privée (1895)

Pour apprécier tout le charme des bains froids, il faut avoir habité les régions intertropicales, il faut avoir connu la chaleur énervante de ces implacables climats et l'état de débilité dans lequel vous plongent les sueurs profuses qui ne cessent ni la nuit ni le jour. Le bain frais, cap on ne peut pas en prendre de froids, est le moyen le plus puissant pour combattre l'influence du climat et conjurer l'imminence des maladies endémiques auxquelles il expose.
Source : Gallica

Adolphe Rion Des soins à donner à la santé… (1856)

Les bains ont une action différente, indépendante de la propreté qui en résulte, selon la température à laquelle on les prend. Les bains froids, c'est-à-dire pris l'été dans les rivières, à une température de 15 à 25 degrés, conviennent aux jeunes gens, aux individus robustes et bien portants. Ils donnent du ton aux muscles, de la souplesse à la peau, impriment à toutes les fonctions du corps une activité nouvelle, et déterminent pendant les chaleurs une sensation de fraîcheur et de bien-être durable.
Source : Gallica

A. M. Gaudet Recherches sur l'usage et les effets hygiéniques et thérapeutiques des bains de mer… (1844)

La réunion des bains de mer chauffés, purs ou mitigés, donnés au début, des bains froids de courte durée, des affusions froides et des douches d'eau de mer, à basse température, ont guéri la plupart de ces maladies. Un fait qui a semblé préparer leur disparition dans plusieurs cas, et dont les baigneurs se rendaient à eux-mêmes un compte exact, c'est l'insensibilité toute nouvelle au froid extérieur, promptement manifestée par la peau et née sous l'influence de la réaction excédante, éruptive même, dont cette enveloppe était le siège à chaque bain.
Source : Gallica

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