William Henry Koebel

Résumé

William Henry Koebel L'Argentine moderne (5e édition… (1911)

En traversant l'Uruguay, on découvre un paysage tout à fait différent de celui que l'on a laissé derrière soi sur la rive argentine. Ce n'est plus la plaine uniforme de l'Entre Rios ou rivage de Buenos-Ayres, mais un pays ondulé, dans les creux duquel coulent des rivières sinueuses entre des étendues boisées. Les grands champs de blé, de maïs, d'alfalfa et de lin ont disparu ; on en rencontre bien quelques-uns, mais ils sont rares et éloignés les uns des autres, car l'Uruguay est un pays purement pastoral. L'herbe y pousse naturellement et on ne peut en trouver de meilleure comme pâturage.
Source : Gallica

William Henry Koebel L'Argentine moderne (5e édition… (1911)

Le Campo, c'est la source principale de la vie argentine. Le palais qu'habite le millionnaire comme la hutte en torchis qui sert de gîte à l'immigrant doivent leur origine à la fécondité de son sol. C'est de cette contrée que toute la République tire sa subsistance. Les phases qu'il traverse et les produits qu'il fournit sont surveillés avec toute la tendre inquiétude dont on entoure un nourrisson à la croissance rapide. Mais le principal sentiment qu'il inspire, c'est celui de la confiance car le Campo est un enfant bien vigoureux.
Source : Gallica

William Henry Koebel L'Argentine moderne (5e édition… (1911)

Mais cette association a été tragiquement rompue, car le vizcacha a aujourd'hui presque complètement disparu. Le hibou est obligé maintenant de creuser son propre nid et c'est à l'homme qu'il doit le travail et la solitude auxquels il est condamné.
Au bout d'une longue course d'une journée à travers le Campo, il faut avouer que l'on est lassé d'avoir été ainsi fixé continuellement par ces regards solennels auxquels le vôtre s'est arrêté par instants. Ils ne cessent que lorsque le soleil a disparu sous l'horizon.
Source : Gallica

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