Alfred Ebelot,
Revue des Deux Mondes
“ Comme c’est la partie la plus déclive d’un vaste bassin, c’est pour entretenir la fraîcheur de ce vallon qu’il pleut dans toute la contrée. Dans ce sol léger, poreux, disposé à souhait pour emprisonner l’air, l’eau et la chaleur du soleil, les plantes peuvent se gorger à l’aise de sucs nourriciers. Elles émigrent de fort loin pour profiter de cette aubaine ; nous découvrîmes un champ de luzerne, il n’y en a pas à dix lieues à la ronde. Quelque graine y sera venue un jour dans les entrailles d’un cheval volé, elle a peuplé toute une prairie. Pourtant ce n’est que du sable, dira-t-on. ”
