Alfred Ebelot,
Les derniers jours de la tribu de Catriel - Souvenirs et récits de la frontière argentine
“ Les taons, ce fléau du bétail, qui dans le désert s’abattent sur lui par nuées et l’épuisent, ne feront leur apparition qu’à l’entrée de l’été. Les lacs, pleins jusqu’aux bords, invitent à se baigner, et ces bains fréquens valent l’étrille pour rendre le cheval dispos. Si l’animal à cette époque peut rester au pâturage pendant la nuit, dont la fraîcheur modérée lui ouvre l’appétit, on le voit engraisser à vue d’œil. Depuis le fossé, qui mettait en avant des chevaux en liberté une barrière difficile et périlleuse à franchir, on pouvait presque partout leur laisser passer la nuit dehors. ”
