L. Simonin, Les derniers Peaux-Rouges, souvenirs de voyage dans l’Amérique du Nord
“ Dans le jour, on reçoit là ses amis, et l’on joue aux cartes, au jeu de la main, sorte de morra, comme celle des Italiens, ou bien l’on cause. La conversation est lente, et se fait à voix basse, d’une façon presque solennelle; chacun parle à son tour et peu, tandis que le calumet circule à la ronde, présenté et reçu d’après les rites de la tribu. Les hommes s’amusent, la femme va et vient, porte de l’eau, allaite les enfans, dépèce les quartiers de venaison, tisonne le feu, prépare au dehors les peaux de bison ou de castor, étrille même les chevaux. ”
