Résumé

L. Simonin Les derniers Peaux-Rouges, souvenirs de voyage dans l’Amérique du Nord

Dans le jour, on reçoit là ses amis, et l’on joue aux cartes, au jeu de la main, sorte de morra, comme celle des Italiens, ou bien l’on cause. La conversation est lente, et se fait à voix basse, d’une façon presque solennelle; chacun parle à son tour et peu, tandis que le calumet circule à la ronde, présenté et reçu d’après les rites de la tribu. Les hommes s’amusent, la femme va et vient, porte de l’eau, allaite les enfans, dépèce les quartiers de venaison, tisonne le feu, prépare au dehors les peaux de bison ou de castor, étrille même les chevaux.
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L. Simonin Les derniers Peaux-Rouges, souvenirs de voyage dans l’Amérique du Nord

C’est pour les éternelles raisons qui ont toujours divisé, qui diviseront toujours, hélas! l’humanité, que deux tribus se font souvent une guerre à mort. Pourquoi se battent les tribus? Pour un territoire neutre, pour une limite de frontière, qui n’ont pas été respectés, — pour un champ de chasse qu’on se dispute, ou bien encore pour une femme, pour une Hélène enlevée à la tribu par quelque Paris d’un camp rival. L’arme principale du combattant est l’arc. Le guerrier porte une trentaine de flèches et plus dans un élégant carquois fait de la peau d’un animal sauvage.
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L. Simonin Les derniers Peaux-Rouges, souvenirs de voyage dans l’Amérique du Nord

Il serait hors de propos de nous étendre ici davantage sur les coutumes et les croyances des Peaux-Rouges, qui souvent varient d’une nation à l’autre; nous ne nous arrêterons pas surtout à relever toutes les erreurs qui ont cours sur leur compte. Le Peau-Rouge, fatigué d’être questionné, souvent répond affirmativement à tout ce qu’on lui demande, si bien que les uns ont cru pouvoir faire venir l’Indien, d’après ses prétendues traditions mêmes, d’Europe, voire du pays de Galles, les autres d’Asie, au temps de la dispersion des tribus d’Israël.
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