M. E. de Girardin, Le Tour du monde
“ Cette longue navigation devient fatigante et monotone ; jour après jour, nous remontons le grand fleuve, et le volume d’eau qu’il roule sur son lit de vase semble augmenter sous notre carène, les îlots de troncs d’arbres sont moins nombreux, les épais massifs de cotonniers qui bordaient les rives font place à des prairies à perte de vue et, parfois, une colonne de fumée visible à l’horizon nous indique un campement d’Indiens. Les nuits sont brûlantes : dès que le bateau est amarré à la rive, des millions de moustiques envahissent le salon et les cabines. ”
