Bon de Wogan, Le Tour du monde
“ Pendant la nuit, j’avais été constamment tenu éveillé par un pressentiment sinistre ; bientôt les quatre chefs se présentèrent majestueusement équipés, suivis par une centaine de guerriers, la chevelure ornée de plumes d’aigle ; les uns étaient armés d’arcs et de boucliers de bois dur recouvert de peau d’ours gris peinte de diverses couleurs, et d’autres de fusils à silex. On remit au grand chef le tomahawk de guerre dont j’ai déjà parlé, et il ouvrit la marche funèbre. On me délia les jambes, et je fus conduit la corde au cou hors de la hutte ; je compris que l’heure de ma mort était venue. ”
