Bon de Wogan

Résumé

Bon de Wogan Le Tour du monde

Pendant la nuit, j’avais été constamment tenu éveillé par un pressentiment sinistre ; bientôt les quatre chefs se présentèrent majestueusement équipés, suivis par une centaine de guerriers, la chevelure ornée de plumes d’aigle ; les uns étaient armés d’arcs et de boucliers de bois dur recouvert de peau d’ours gris peinte de diverses couleurs, et d’autres de fusils à silex. On remit au grand chef le tomahawk de guerre dont j’ai déjà parlé, et il ouvrit la marche funèbre. On me délia les jambes, et je fus conduit la corde au cou hors de la hutte ; je compris que l’heure de ma mort était venue.
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Bon de Wogan Le Tour du monde

Je les laissai faire, et m’étant assis sur les flancs rebondis de mon ours, je me joignis au chœur. Voyant ma bonne volonté, ils vinrent me prendre par la main et m’entraînèrent dans leur ronde ; je cédai de bonne grâce, et ils en parurent enchantés.
Au moment de nous séparer, un de ces Indiens qui savait un peu d’espagnol, me fit un discours emphatiquement sentencieux qu’il termina par cet aphorisme de circonstance : « La reconnaissance est une vertu peau-rouge ; l’ingratitude a le visage pâle. »
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Bon de Wogan Le Tour du monde

En vrai soldat, je me résignai et marchai avec toute la fierté et l’assurance que mon âme put obtenir de ma chair émue. Arrivés hors de la hutte, les Indiens de mon escorte montèrent sur des chevaux magnifiquement caparaçonnés de peaux d’ours, de tigres et de bisons ; tous avaient appendu aux mors de leur bride des chevelures à plusieurs desquelles adhérait encore la peau de la tête ou même le crâne.
L’immense prairie qui entourait les wigwams des Timpabaches était couverte d’Indiens.
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