Résumé

L. Simonin Les Mines d’or et d’argent aux États-Unis

La curiosité publique, surtout en France, ne voulut rien savoir au-delà des légendes californiennes, et la mise au jour des riches mines d’argent du Nevada, plus productives que ne l’ont jamais été ensemble tous les filons de l’Amérique espagnole, celle des mines d’or ou d’argent du Colorado, de l’Idaho, du Montana, du Wyoming, de l’Utah, du Dakota, qui de 1859 à 1874 ont si vivement ému la population des États-Unis, ont laissé la plus grande partie de l’Europe indifférente et distraite. Le mineur n’en a pas moins poursuivi patiemment, sans relâche, son œuvre lointaine et féconde.
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L. Simonin Les Mines d’or et d’argent aux États-Unis

L’exploitation des mines métalliques passe par des péripéties étranges. A la fin de 1874, une découverte inespérée, faite dans le filon de Comstock, sur les mines de Consolidated-Virginia, California et Ophir, limitrophes les unes des autres et formant ensemble un même gîte, a mis en ébullition tous les mineurs du Pacifique et le monde financier de San-Francisco. La Californie, qui commence à être blasée sur ces sortes de choses et a perdu son ingénuité première, s’est émue des nouvelles découvertes et s’est sentie remuée dans ses entrailles comme au temps de ses argonautes.
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L. Simonin Les Mines d’or et d’argent aux États-Unis

Pour l’amalgamation, on dirait au contraire que la nature s’est plu à disposer d’avance en Californie des mines de mercure inépuisables, entre autres celles de New-Almaden dans le comté de Santa-Clara. Celles-ci et quelques autres mines voisines, New-Idria, Redington, Guadalupe, fournissent à tous les états et territoires du Pacifique tout le mercure dont ils ont besoin pour le traitement des minerais d’or et d’argent. Les vues de la nature sont étranges.
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