L’Eldorado, symbole universel d’un rêve de richesse et de prospérité, a traversé les siècles comme un mythe aux contours mouvants. Théophile Gautier le décrit comme un palais sous cloche, tandis que George Sand le perçoit comme un refuge intérieur, un « château en Espagne » de la rêverie. Jules Verne, quant à lui, le présente comme une aventure d’exploration et de gloire, associant son mythe à des terres d’or et de merveilles.
Chez Jacques Gaudin, l’Eldorado devient un idéal moral, où la paix et la liberté prennent le pas sur les trésors matériels. Ainsi, l’Eldorado apparaît à la fois comme un mirage géographique et une métaphore des aspirations humaines, illustrant la dualité entre la recherche matérielle et les valeurs spirituelles.