M. d’Elné, Revue des Deux Mondes
“ C’était toujours la même expression grave et soucieuse. Aucune ride nouvelle ne sillonnait son front ou ne creusait sa joue ; à l’âge de Gian-Gianu, l’homme ne change pas en une année, si pleine qu’elle soit. Dès qu’il m’eut reconnu, il pressa le galop de son cheval. — Ben venuto ! me dit-il d’une voix sonore en arrivant près de moi. Nous nous serrâmes la main. — Et Efisa ? et Gambini ? demandai-je avec une anxiété que je ne cherchai point à cacher. — Allons au petit bois de chênes, me répondit-il après un silence de quelques instans qui me parut bien long ; là, je vous dirai tout. ”
