Résumé

Salvatore Farina Les Cent yeux de l'amour (Amore ha cent'occhi… (1883)

Vous n'êtes pas de trop, répondit Silvio; s'il y a quelqu'un de trop, ce n'est pas vous.
En disant ces mots, le professeur s'empara du bras de son rival. Ils sortirent à grands pas.
Pendant la route, ni l'un ni l'autre n'ouvrit la bouche: le professeur, parce qu'il en avait dit assez; l'ingénieur, parce qu'il ne savait que dire. Ils avaient tous les deux les yeux fixés sur la fenêtre d'Angèle, où le mouchoir blanc symbolique continuait à flotter; soudain ils s'arrêtèrent, le mouchoir avait été retiré lentement des fentes de la persienne.
Source : Gallica

Salvatore Farina Les Cent yeux de l'amour (Amore ha cent'occhi… (1883)

Béatrix était une de ces femmes chez lesquelles le travail chaste de la maternité s'accomplit aux dépens de la beauté.
Le professeur vit agoniser une autre fois son vieil idéal qu'il croyait mort et enterré, et il en fut content. Il resta encore un moment dans sa cachette, puis il se remit en marche; mais pour ne pas causer à Béatrix une frayeur qui, dans sa position, aurait pu être funeste, il traversa au pas de course la pommeraie et se cacha au milieu des vignes, où il apparut comme un dieu sylvestre aux yeux amoureux d'Angèle.
Source : Gallica

Salvatore Farina Les Cent yeux de l'amour (Amore ha cent'occhi… (1883)

Silvio, les yeux fixés sur l'orateur, était ému par le son de sa voix sans chercher à comprendre ce qu'il lui disait. Puis le syndic s'assit, et le notaire Piredda se leva. Silvio pensait en regardant Angèle, qui n'avait des yeux que pour son mari : — Elle est toujours belle! Un jour, elle voulut être à moi, parce qu'interrogeant son cœur, elle en eut pour réponse que l'amour de l'oncle était son seul bonheur. J'ai
été pour elle le plus beau, le plus aimable, le plus digne des hommes
Source : Gallica

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