George Sand,
Les Deux Frères
(1875)
“ S’il s’agissait de donner à ta mère la plus grande joie qu’elle ait éprouvée dans sa vie, remplie, à cause de toi, d’un chagrin affreux ? — Ma mère n’a plus et n’aura plus jamais de chagrin à cause de moi. — Tu te trompes, elle a du chagrin chaque fois qu’elle te quitte. Son bonheur serait de vivre auprès de toi : tu ne veux pas m’aider à lui donner ce bonheur-là ? — Comment pourrais-je vous aider ? dit Gaston ému et troublé. — En ne me cachant plus ce que tu sais. — Monsieur Roger, vous me torturez, je vous jure sur l’honneur que je ne sais rien. ”
