George Sand

George Sand

Résumé

Portrait de George Sand George Sand,  Les Deux Frères (1875)

“ S’il s’agissait de donner à ta mère la plus grande joie qu’elle ait éprouvée dans sa vie, remplie, à cause de toi, d’un chagrin affreux ?
— Ma mère n’a plus et n’aura plus jamais de chagrin à cause de moi.
— Tu te trompes, elle a du chagrin chaque fois qu’elle te quitte. Son bonheur serait de vivre auprès de toi : tu ne veux pas m’aider à lui donner ce bonheur-là ?
— Comment pourrais-je vous aider ? dit Gaston ému et troublé.
— En ne me cachant plus ce que tu sais.
— Monsieur Roger, vous me torturez, je vous jure sur l’honneur que je ne sais rien.
”
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Portrait de George Sand George Sand,  Les Deux Frères (1875)

“ Vous connaissez mon secret, à moi. Il est très-simple, et je n’ai pas lieu d’en rougir. J’ai aimé M. de Salcède d’une amitié très-vive ; je l’aime aujourd’hui d’une amitié plus calme, mais tout aussi dévouée. Je ne veux pas savoir non plus s’il aime toujours d’amour madame de Flamarande, ni si l’affection qu’elle lui porte, et qu’elle lui doit, est de la passion ou de la reconnaissance. Au moment où nous sommes, je vois cette femme excellente accablée d’un chagrin mortel devant la nécessité de vivre éloignée de son fils aîné. ”
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Portrait de George Sand George Sand,  Les Deux Frères (1875)

“ Elle adore Espérance, son compagnon, son protecteur, son ami inséparable. Ils vivront toute leur vie comme ils l’ont vécue déjà, sans découvrir une tache l’un dans l’autre, sans comprendre d’autre joie que celle de s’appartenir. Ils croiront l’un en l’autre comme ils croient en Dieu, ils se respecteront...
— Marions-les ! s’écria la comtesse vaincue et les yeux pleins de larmes. Ah ! l’amour, la foi, le respect mutuel... Quand il n’y a pas cela dans le mariage, il n’y a qu’esclavage, honte et désespoir !
Elle se leva, sentant que le cri suprême de sa vie lui échappait devant moi.
”
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