Résumé

F. Percot Maurice, histoire contemporaine… (1856)

Pendant que s'accomplissaient les événements que nous venons de raconter, Maurice, enfermé dans la prison militaire de Rennes, attendait avec anxiété le retour de sa soeur.
En voyant l'enthousiasme avec lequel Jenny était, parlie pour Paris afin de solliciter sa grâce auprès du roi, le jeune homme avait espéré le succès de sa démarche ; mais à mesure que le temps s'avançait, lui amenant lentement, mais avec certitude, l'heure de sa mort, le coeur du jeune déserteur s'ouvrait à ce découragement, immense et complet qui s'empare de nous, lorsque nous nous voyons abandonnés du monde entier.
Source : Gallica

F. Percot Maurice, histoire contemporaine… (1856)

Quel bien vaut pour moi la vie de mon frère !
— Mais, ma pauvre Jenny, dans ce monde où l'argent donne tout, et la considération, et quelquefois le bonheur, quel avenir auras-tu ?
— Peut-être aux yeux de quelques insensés, l'argent, comme lu le dis, mon frère, change nos défauts en qualités et nous fait honorer, mais l'estime de soi-même, l'estime des honnêtes gens ne s'acquiert que par la vertu. Quant à mon avenir, jamais je ne m'en suis inquiétée, et sais-tu pourquoi ? Écoute, Maurice, ces paroles.
Source : Gallica

F. Percot Maurice, histoire contemporaine… (1856)

Le travail est comme ces arbres qu'on, rencontre dans nos champs ; le soir, à la tombée de la nuit, ils prennent de loin des formes fantastiques, et lorsqu'on les approche, ils ne sont plus que de charmants arbustes. Quand on le juge avec prévention, le travail a quelque chose d'effrayant ; mais qu'on en fasse l'essai, c'est alors un ami sincère, fidèle et précieux.
— Mon Dieu! Jenny, s'écria Maurice avec une légère marque d'impatience dans la voix, à l'entendre, on pourrait croire que je suis un paresseux. Cependant il est impossible de travailler sans relâche du matin au soir.
Source : Gallica

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