George Sand

George Sand

Résumé

Portrait de George Sand George Sand,  Flamarande

“ Je savais ce qu’elle disait à Julie, qui ne se faisait pas prier pour causer avec moi.
— Madame est une étrange personne, disait-elle ; elle a l’éclat de la beauté qui la fait paraître femme, mais en réalité c’est une enfant. Quand on pense qu’elle va être mère à dix-sept ans ! En vérité, c’est trop tôt ; elle ne sait rien de la vie, et ne se trouve pas malheureuse dans une situation qui désespérerait une personne raisonnable ; elle est capable d’aimer son mari, qui certes est un homme de mérite, mais qui est bien, en tant que mari, le moins aimable et le plus grincheux des êtres.
”
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Portrait de George Sand George Sand,  Flamarande

“ Je pensais que madame en serait contente, car il parlait de l’envoyer sous mon escorte à sa villa de Pérouse, tandis qu’il irait s’occuper de la vente de sa terre. Madame lui témoigna le désir de ne pas le quitter, elle ne répugnait pas à revoir Sévines.
— J’aime mieux cela, répondit le comte.
Et, à moi, il me dit quand nous fûmes seuls :
— Je ne m’attendais pas à cette résignation, car je sais qu’elle a gardé de Sévines un souvenir affreux. Elle est vraiment la douceur même ; c’est un tempérament sans énergie, et, si les douleurs sont vives chez elle, elles ne sont pas profondes.
”
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Portrait de George Sand George Sand,  Flamarande

“ Un jour, elle me trouva à quatre pattes dans l’antichambre, servant de monture à l’impétueux Roger, qui, tout en me tenant au cou et m’embrassant, me donnait des coups de talon dans les côtes. Elle le prit vivement dans ses bras, comme si elle eût craint que je ne lui fisse du mal.
— Ah ! madame, lui dis-je en me relevant, vous ne savez pas comme j’aime les enfants !
— Je le sais, répondit-elle, je sais que vous avez un très-bon cœur ; mais vous gâtez trop Roger. Il en abuse et deviendra méchant.
”
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