Alfred de Courcy

Alfred de Courcy

Résumé

Portrait de Alfred de Courcy Alfred de Courcy,  Le roman caché (1881)

“ Suzanne fut déconcertée de la question. Elle ne savait pas mentir et répondit :
« Je ne lui suis rien.
– A-t-il une famille à Paris ?
– Aucune.
– Et que lui est Mlle Marthe Brière ? Une cousine, sans doute ?
– Non, Madame, pas même une cousine. Je vous supplie de ne pas m'en demander davantage. Marthe est un ange de vertu, Madame la baronne.
– Vous me direz bien au moins ce que vous êtes à cet ange ?
– Oh ! oui, ceci est facile. Je suis sa nourrice. »
Suzanne se leva et sortit. La baronne remonta auprès de ses pensionnaires. Elle passa sans bruit devant le lit
de Fernand, qui dormait.
”
Source : Gallica

Portrait de Alfred de Courcy Alfred de Courcy,  Le roman caché (1881)

“ Il est clair que le meilleur candidat de l'administration aux prochaines élections serait le comte de Noirville.
– Alors tous mes voeux seraient pour le vainqueur.
– Vous voyez.
– Monsieur le sous-préfet, dit le comte, ceci ne peut être qu'une plaisanterie. Je suis résolu à rester obscurément dans mes champs. J'ai horreur des agitations de la vie politique, et je n'ai, Dieu merci, aucune ambition.
– Ce que d'autres recherchent par ambition, vous l'accepterez, vous le subirez au besoin par dévouement, monsieur le comte.
– C'était exactement, dit Geneviève, le langage de M. de Landelle.
”
Source : Gallica

Portrait de Alfred de Courcy Alfred de Courcy,  Le roman caché (1881)

“ Je retrouve ma chère Suzanne, je retrouve mon père, et je suis bien coupable ! Quand je devrais être joyeuse, je ne parviens pas à étouffer mes regrets. C'est de cela que je pleure.
– Vous ne me quitterez pas aujourd'hui, mon enfant.
– Je vous demande pardon, Madame, j'y suis résolue.
– Ni demain. Il faut bien laisser à Fernand le temps d'arriver.
– Qu'ai-je entendu ? s'écria Marthe, dont le visage s'enflammait. Que voulez-vous dire ?
– Ce que je dis. J'invite Fernand à venir passer quelques jours avec nous, et voici ma lettre. A moins que vous ne préfériez que je la déchire.
”
Source : Gallica

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