Marie Alexandre Dumas

Résumé

Marie Alexandre Dumas Au lit de mort (1867)

Georgine s'effaça derrière moi.
— Qui êtes-vous? criai-je, et que faites-vous à cette heure dans le cimetière.
— Je suis le fossoyeur, répondit l'ombre, et je creuse une fosse; je n'ai pas eu le temps dans la journée, j'étais de noce.
Je refermai la fenêtre ; il me semblait que le souffle froid et fétide du sépulcre avait passé sur nous. Je me laissai tomber sur une chaise.
— Qu'as-tu? me demanda Georgine. Ne sais-tu pas que ces agents de la Mort font presque toujours, comme la Mort elle-même, leur besogne la nuit?
Source : Gallica

Marie Alexandre Dumas Au lit de mort (1867)

Allons ! tais-toi, Georgine de mon coeur. Et avec plus de brutalité que de tendresse, il lui appuya les deux lèvres sur la bouche.
L'oeil de madame de Nérondes jeta un éclair de haine en même temps que, je ne sais pourquoi, je faisais un mouvement, pour m'opposer à cette caresse trop conjugale ; ce rayon, pareil à celui qu'eût reflété une lame de poignard, me fixa sur ma chaise. Raoul ne vit rien et revint prendre sa place. Madame de Nérondes attira à elle l'assiette qu'elle avait repoussée et continua de manger, mais avec indifférence.
Source : Gallica

Marie Alexandre Dumas Au lit de mort (1867)

Comprenant avec quelle impatience le comte devait m'attendre, je fis approcher une voiture, mon costume ne me permettant pas de prendre un omnibus, comme je le faisais les jours ordinaires pour ménager ma pauvre bourse, et je m'acheminai vers la rue Saint-Gilles.
Suzanne m'attendait sur le palier du second étage.
Dès les premières marches je vis ses bras s'agiter comme des télégraphes et j'entendis sa voix, qu'elle tâchait de voiler tandis que ses yeux m'embrasaient de leurs flammes, me criant : — Oh ! comme vous êtes belle : vous avez l'air d'un ange.
— Bien, Suzanne!... mais le comte?
Source : Gallica

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