Victor Perceval

Résumé

Victor Perceval Un excentrique (1866)

Calderon, pourquoi m'avoir quitté? Qu'es-tu devenu? Cours trouver le roi; dis-lui que je ne suis pas malade, que je n'ai pas besoin de repos. Fais-lui comprendre l'indigne conduite d'un fils dénaturé. On veut me bannir, Calderon ; me bannir ! Va trouver l'infant; il s'est renfermé dans son palais; il refuse de me voir, mais toi, il te recevra.
— Ah! l'infant d'Espagne... nous avons des raisons pour bien nous aimer.
— Oui, certainement, vous en avez. Hâte-toi donc, Galderon; ne perds pas une minute. Doisie être banni, Rodrigues?
Source : Gallica

Victor Perceval Un excentrique (1866)

Ce nom d'Ina, qui s'échappa encore une fois des lèvres d'Edmond, fit tressaillir Alfred : il arrêta brusquement son cheval, et attachant sur le comte un regard profond, il lui dit :
— Ecoute, Edmond, tu sais que ce nom me rappelle un souvenir douloureux; c'est mal à toi de
sonder la plaie de mon coeur. Qui dicte tes questions? l'intérêt ou la curiosité? Dans l'un ou dans l'autre cas, tu as tort; si, malgré l'amitié qui nous unit, je ne t'ai pas fait de confidence, c'est que je ne devais pas t'en faire.
Source : Gallica

Victor Perceval Un excentrique (1866)

Fonseca se consolera; et quand il saura quel est son rival, il s'inclinera devant lui. Quant à toi, tu m'aideras dans ce projet.
— Non, monseigneur, et que Votre Altesse me le pardonne.
— Tu as dit non, je crois? N'es-tu pas mon favori, l'instrument de mes plaisirs ? Tu me dois ton élévation ; veux-tu me devoir ta chute ? Ta fortune trop rapide t'a fait tourner la tête, Calderon, prends garde! Déjà le roi te soupçonne et n'a plus en toi la même confiance; Uzeda, ton ennemi, est écouté avec faveur ; le peuple te déteste, et si je t'abandonne, c'en est fait de toi!
Source : Gallica

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