Edward Robert Bulwer Lytton

Résumé

Edward Robert Bulwer Lytton Sandra Belloni. L'anneau d'Amsis… (1866)

Émilia reprit, comme en rêve :
« La rivière est un énorme serpent noir.... Elle a des yeux qui font mal. »
Puis, avec un cri :
« Encore ces tortures, encore la faim, l'horrible faim ! »
Merthyr, à ces mots, sentit un froid glacial le pénétrer de toutes parts : il fit arrêter la voiture devant le premier hôtel venu, où, vu l'heure avancée, il put à grand'peine se procurer un morceau de pain.
En l'émiettant sur-les lèvres de la pauvre affamée, il l'entendait s'excuser de manger avec si peu de retenue. « Encore un trait de nature ! »
Source : Gallica

Edward Robert Bulwer Lytton Sandra Belloni. L'anneau d'Amsis… (1866)

Mille détails épars dans sa mémoire, prenant corps et pour ainsi dire condensés, lui donnaient le mot d'une énigme qui plus d'une fois s'était vaguement imposée à sa curiosité. — Elle se sentait, en même temps, rapetissée à ses propres yeux.
« Si vous dites vrai, balbutia-t-elle, je perds aujourd'hui le meilleur des frères. Et comment oserai-je désormais le regarder en face ? »
Georgiana, devant cette émotion frémissante, s'émut à son tour, et jugeant d'Émilia par elle-même, crut l'avoir transportée à des hauteurs où elle échappait à la désastreuse influence d'un amour indigne.
Source : Gallica

Edward Robert Bulwer Lytton Sandra Belloni. L'anneau d'Amsis… (1866)

Vous n'avez rien à craindre de pareil.
— Ni à lui non plus, continua-t-elle tout d'un trait.
— A lui ? à lui ? que veut dire cela ?» s'écria M. Pôle, vaguement averti par une voix intérieure qu'on le menait les yeux bandés vers quelque piège. Émilia, toujours agenouillée, le regardait avec une gravité singulière.
« Son coeur et le mien ne font qu'un, reprit-elle... Qui blesse l'un fait saigner l'autre.
— Voilà ce que j'appelle un homme sensible— Son nom, je vous prie?
— J'aime Wilfrid. »
Source : Gallica

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