Résumé

Portrait de Armand de Pontmartin Armand de Pontmartin Les brûleurs de temples : par Armand de Pontmartin (1863)

Mon ami ! vous ne me parlez pas de Lucile ?
— Lucile! Ah! je l'aime toujours! Je l'aime plus que jamais! s'écria Anselme, dont le visage se voila de nouveau d'une ineffable douleur. Ah ! que Dieu lui rende le bonheur et le calme ! que je sois seul à souffrir... et je le bénirai!
— Écoutez, Anselme, reprit monsieur Daruel, une voix secrète me dit que mon voyage à Paris ne sera pas perdu pour vous...Ayez bon courage!... Lucile est au couvent, mais elle est libre encore... Je n'ai jamais su que très-vaguement ce qui s'est passé dans la maison de monsieur Servais, son oncle...
Source : Gallica

Portrait de Armand de Pontmartin Armand de Pontmartin Les brûleurs de temples : par Armand de Pontmartin (1863)

Mais s'il y a au monde un homme qui n'ait pas le droit de me faire ce reproche, c'est celui qui m'a abandonnée, livrée, sacrifiée... Qui donc a trahi le premier les engagements sacrés de nos jeunes tendresses? Est-ce moi? Est-ce vous? Qui m'a préféré Nathalie Duvivier, dès que cette femme a paru dans notre ville? Qui m'a forcée de croire à l'abandon et à l'oubli ? Qui est resté deux ans sans me rappeler par un mot, par un signe, que mon souvenir n'était pas complètement effacé de son coeur? Qui a laissé ma main tomber dans celle de monsieur Servais, sans rien essayer pour la retenir ?
Source : Gallica

Portrait de Armand de Pontmartin Armand de Pontmartin Les brûleurs de temples : par Armand de Pontmartin (1863)

Ernestine, mon Ernestine chérie! calme-toi! rassure-toi! consens à vivre ! Vois comme tout s'est arrangé pour rendre impossible mon mariage avec Julien ! C'est là ce que nous redoutions, n'est-ce pas? ce qui te faisait désirer la mort? Eh bien! nous n'avons plus à craindre...
— Oh! non, nous n'avons plus rien à craindre! répéta madame Servais avec un sourire navrant.
— Ce n'est pas là ce que je voulais dire! ajouta Lueile à la hâte, ne devinant que trop le sens qu'Ernestine donnait à ces paroles. Je veux dire que mon oncle, en arrivant, ne songera plus à ce mariage.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature