Émile Bigillion

Résumé

Émile Bigillion Les deux Amours. Tome 2 (1844)

Mathilde sentit avec terreur que monsieur Darcieux s'emparait de la sienne ; elle appela son mari à grands cris.
— C'est inutile, lui dit monsieur Darcieux : voyez plutôt. En parlant ainsi, il souleva dans ses bras, puis abandonna à son propre poids le corps de monsieur de Lubac qui retomba lourdement sur les coussins, comme s'il eût été privé de vie.
— Au secours ! arrêtez ! cria au cocher Mathilde, saisie d'épouvante : mon mari se meurt ?
— Cet homme n'obéit qu'à moi, répondit monsieur Darcieux d'une voix brusque, et il ne peut vous entendre ; car il est sourd-muet.
Source : Gallica

Émile Bigillion Les deux Amours. Tome 2 (1844)

Du reste, il me retrouvera toujours le soir au salon.
Dalvimare semblait fort peu touché de de ce nouvel état de choses : il s'occupait seulement à observer à la loupe en véritable naturaliste, les progrès de cette fascination à grand renfort de chevaux, et il admirait jusque dans les infiniment petits, la prodigieuse variété des oeuvres du créateur qui a su pourvoir si bien en ce monde à l'utile comme au divertissant.
Un soir M. Darcieux, madame de Lubac et son mari revenant d'une promenade, furent surpris par la nuit à une assez grande distance de Plombières; l'obscurité était profonde.
Source : Gallica

Émile Bigillion Les deux Amours. Tome 2 (1844)

Et en vérité un bonheur aussi prompt aurait quelque chose d'effrayant. Mais je n'ignore pas que rien ne ressemble plus à la rouerie qu'une étourderie novice. Je sais en outre que toute femme, même la plus réservée, se promet en partant pour les eaux d'y faire ou d'y tolérer quelque chose d'extraordinaire. Peut être aussi madame de Lubac n'a pas osé m'avouer toute la gravité de ses chagrins domestiques.
Source : Gallica

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