Frédéric Soulié,
Le Magnétiseur, par Frédéric Soulié…
(1857)
“ Charles l'enleva hors de la clarté du salon. Henriette pencha sa tête sur son épaule, comme une fleur brisée et défaillante, et sa voix mourante murmura ces mots sourds et entrecoupés lorsqu'ils passèrent la porte du boudoir : — Oh ! c'est la mort ! Charles, c'est la mort ! Mais il ne l'entendit pas! ou, s'il l'eût en ten due, eût-il cru à cette parole? et, lors même qu'il eût pu croire, qu'importait? n'y a-t-il pas un moment dans l'amour où rien n'est un obstacle? Est-ce que la mort est un effroi qui ait jamais arrêté une passion? ”
