Jules Lacroix,
Corps sans âme, par Jules Lacroix…
(1834)
“ Léopold tressaillit convulsivement, et porta la main à sa poitrine comme pour ralentir les palpitations rapides de son coeur. — Oui! j'étais bien heureux! murmura-t-il en secouant la tête, mais j'ai cruellement expié ce bonheur qui ne reviendra plus !... — Il ne tient qu'à nous de le faire revenir, Léopold,... rien ne s'y oppose— — Le bonheur, madame, est une chose qui meurt comme tout le reste, et l'on ne ressuscite pas un cadavre. Non, j'ai maintenant le coeur trop gonflé d'amertume et de chagrins, trop flétri !... Quand une fleur est fanée, c'est pour toujours ! ”
