Résumé

A coté du bonheur (1880)

“ Georges n'oublierez-vous jamais ce sobriquet absurde ?
– Mouni n'était pas un nom plus laid qu'un autre, répondit Georges, en riant, et combien de fois l'appelez-vous Sténie ? mais, sérieusement, a-t-elle embelli, depuis le temps où ce surnom lui convenait si bien ?
– Hum ! fit le père, c'est encore une enfant.
– Une enfant qui a bien seize ans.
Comme Georges achevait de parler, une figure longue et mince parut dans l'allée, courant à eux ; et d'un seul bond, sans la moindre hésitation, se jeta au cou du jeune homme.
– Georges ! mon Georges ! s'écria-t-elle.
”
Source : Gallica

A coté du bonheur (1880)

“ Si vous me conduisiez à cette ferme, dit Sténie palpitante, on m'y recevrait peut-être pour cette nuit ?
– Oui ; c'est des braves gens, ceux-là. Mais vous n'y serez pas trop bien.
– Oh ! s'écria-t-elle, en cherchant en vain à contenir son émotion, allons-y, allons-y.
Sa voix tremblait, son conducteur crut que le froid la gagnait tout à fait.
– Faites-lui boire de votre gourde, dit-il à Francillon ; j'ai peur qu'elle n'attrappe la mort.
Sténie ne résista pas ; elle voulait avoir des forces, maintenant. Son coeur n'osait se demander ce qu'elle allait trouver en arrivant au but !
”
Source : Gallica

A coté du bonheur (1880)

“ Hélène prenait une place importante dans le salon de madame d'Éricey et celle-ci lui savait gré de venir ainsi à son aide. Une étrange fatigue la rendait incapable d'effort et de mouvement. Georges suivait ce changement avec inquiétude. Cette anxiété le ramenait de plus en plus auprès d'elle.
– Qu'avez-vous ? lui demanda-t-il un jour, en la voyant si affaissée. Vous, le courage même ! Vous, si vaillante ! Qu'est-ce donc ?
– Presque, rien, répondit-elle ; de la fatigue, une lassitude de la vie, qui augmente et que rien ne soutient !
”
Source : Gallica

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