Sténie

Définition et enjeux

A coté du bonheur (1880)

“ Si vous me conduisiez à cette ferme, dit Sténie palpitante, on m'y recevrait peut-être pour cette nuit ?
– Oui ; c'est des braves gens, ceux-là. Mais vous n'y serez pas trop bien.
– Oh ! s'écria-t-elle, en cherchant en vain à contenir son émotion, allons-y, allons-y.
Sa voix tremblait, son conducteur crut que le froid la gagnait tout à fait.
– Faites-lui boire de votre gourde, dit-il à Francillon ; j'ai peur qu'elle n'attrappe la mort.
Sténie ne résista pas ; elle voulait avoir des forces, maintenant. Son coeur n'osait se demander ce qu'elle allait trouver en arrivant au but !
”
Source : Gallica

A coté du bonheur (1880)

“ Georges venait d'apporter un fagot, oublié là, et arrangeait dessus la veste de Francillon ; il prit Sténie par la main et la fit asseoir, appuyée contre un saule. Un instant il retint ces doigts frissonnants et y posa ses lèvres. Quand il releva la tête, Christian, qui arrivait, vit avec surprise ses yeux humides et remplis d'une passion dont le jeune homme ne s'était jamais douté. Sténie frémit tout entière et se détourna ; elle s'informa pourtant de l'accident arrivé à Christian ; sa pâleur parut extrême au jeune homme. ”
Source : Gallica

A coté du bonheur (1880)

“ Sténie le prit et lut :
« Faites savoir à la dame qui soigne le malade, qu'elle n'a plus rien à craindre pour le moment ; on a reçu l'ordre d'abandonner la forêt ; conseillez-lui de partir dès que ce sera possible ; l'avenir est menaçant pour les Français et tout le pays va tomber aux mains de ceux qu'elle redoute. »
– C'est un homme de coeur, cet officier, dit le docteur, le connaissez-vous ?
– Je l'ai connu autrefois, répondit Sténie.
”
Source : Gallica

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