A coté du bonheur (1880)
“ Si vous me conduisiez à cette ferme, dit Sténie palpitante, on m'y recevrait peut-être pour cette nuit ? – Oui ; c'est des braves gens, ceux-là. Mais vous n'y serez pas trop bien. – Oh ! s'écria-t-elle, en cherchant en vain à contenir son émotion, allons-y, allons-y. Sa voix tremblait, son conducteur crut que le froid la gagnait tout à fait. – Faites-lui boire de votre gourde, dit-il à Francillon ; j'ai peur qu'elle n'attrappe la mort. Sténie ne résista pas ; elle voulait avoir des forces, maintenant. Son coeur n'osait se demander ce qu'elle allait trouver en arrivant au but ! ”
