Résumé

Portrait de Émile de Bonnechose Émile de Bonnechose Christophe Sauval, ou la Société en France sous la Restauration… (1845)

C'est elle qui épurera mes passions, qui dirigera mes efforts vers un but noble et glorieux; c'est elle qui guérira; toutes mes blessures... Alice, me suis-je trompé ? La disgrace que j'ai encourue ne changera-t-elle point pour moi votre coeur tendre et généreux? Révoquerez-vous la parole mille fois bénie que vous m'avez donnée? O mon ange, mon Alice, ce que tu as fait pour moi le feras-tu encore? Ton amour, c'est toute ma joie, c'est ma vie : sans ton amour, sans l'espoir de te posséder, l'existence n'est plus pour moi qu'un odieux fardeau. Alice, oh!
Source : Gallica

Portrait de Émile de Bonnechose Émile de Bonnechose Christophe Sauval, ou la Société en France sous la Restauration… (1845)

Oublies-tu qu'en France il faut surtout éviter de donner prise au ridicule ?
— Et quel ridicule y a-t-il à défendre un homme de coeur et de bon sens ?
— Pardon, pardon, mon cher, reprit l'impitoyable Adolphe en se levant et prenant son chapeau; sache que lorsqu'on prend parti pour un homme coulé, perdu dans l'opinion, on est toujours sûr de se faire moquer de soi; n'oublie pas cela.
— Eh bien! bourreau, reprit Christophe poussé à bout, parle donc, achève ta pensée : que yeux-tu que je dise? Comment faut-il m'y prendre pour te satisfaire et pour repousser d'odieux soupçons ?
Source : Gallica

Portrait de Émile de Bonnechose Émile de Bonnechose Christophe Sauval, ou la Société en France sous la Restauration… (1845)

On a dégagé mon intelligence de ses langes, on m'a jeté dans un monde où mille séductions battent le coeur comme autant de vents furieux, et pour me défendre contre elles, dans cette sphère orageuse où l'homme n'est quelque chose que par sa raison, vous ne m'avez donné que des dogmes dont la raison se rit, s'indigne ou s'épouvante.
— Impie ! tu blasphèmes ! s'écria le prêtre , qui, sortant de la muette stupéfaction où les reproches de Christophe l'avaient plongé, se leva tout-à-coup saisi d'horreur, et en étendant les mains comme pour repousser une vision effrayante.
Source : Gallica

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