Résumé

Portrait de Théodore de Foudras Théodore de Foudras Les Gentilshommes d'autrefois, par le Mis de Foudras… (1845)

« Est-ce que vous n'admirez pas comme nous? leur demanda un des convives.
—: Je n'en ai pas le droite répondit Gondran avec émotion.
— Et moi, ajouta Gaston, je songeais justement à compléter l'histoire que vous venez d'entendre. Le baron de Montuel avait un fils émigré : tandis que madame de Gondran arrachait le père à l'échafaud, son mari sauvait, au péril de ses jours, le fils des mains d'une troupe de bandits. Le noble Gondran porte sur son visage une preuve de son dévouement qui permettra à M. de Montuel de le reconnaître et de le presser sur son coeur. »
Source : Gallica

Portrait de Théodore de Foudras Théodore de Foudras Les Gentilshommes d'autrefois, par le Mis de Foudras… (1845)

Si tout ce que je vois est réel, mon Dieu! faites-moi mourir ! Mourir! en ai-je le droit? puis-je, pour échapper à mes remords, trahir une seconde fois mes serments? J'ai brisé le coeur de Juliette en ne sachant pas aimer, dois-je ma intenant briser celui de Camille en appelant la mort pour me délivrer du poids accablant dé mes souvenirs? Misérable égoïste que je suis! l'ambition m'a rendu parjure; le sentiment de ma faute me rend si lâche, que je crains de vivre quand ma vie ne m'appartient plus ! O Juliette ! ô Camille ! pardonnez-moi toutes deux les nombreuses faiblesses de mon coeur !
Source : Gallica

Portrait de Théodore de Foudras Théodore de Foudras Les Gentilshommes d'autrefois, par le Mis de Foudras… (1845)

Ah! c'est là l'amour ! L'amour survivant même à la vie, et se faisant providence pour attester sa céleste origine et sa pure existence. Vous m'avez sauvé, c'était m'ordonner de vivre! c'était me dire que vous me pardonniez. Eh bien! je vivrai! je vivrai pour l'honneur, pour le devoir, pour la vertu, pour l'expiation! j'ouvrirai mon âme à celle qui fut mon innocente complice, et ses saintes prières se mêleront aux larmes de mon repentir. Juliette! Juliette! il y a tant de sincérité dans mon coeur, que j'ose lever les yeux sur vous.
Source : Gallica

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