Gustav Nieritz,
Auguste ou Le petit tambour d'Allemagne
(1850)
“ Un mort fut aussi rappelé à la vie. Il se dressa à côté d'Auguste. Une balle lui avait percé le ventre. Une pâleur mortelle couvrait sa figure amaigrie, et ses yeux brillaient d'un feu diabolique qui contrastait avec la lueur blafarde de la lune. Un frisson parcourut ses membres et ses dents claquèrent les unes contre les autres ; puis il dit d'une voix mourante : — Ce n'est pas moi, cette fois qui ai battu un roulement; c'est le diable en personne.— Je n'ai qu'une seule chose de ce genre à me reprocher, encore je ne savais pas que la petite ne pourrait supporter le bruit dû tambour ! ”
