Résumé

Jacques Martin La bataille et la retraite de Leipzig… (1870)

On me cria plus fort : Couchez-vous donc !. Heureusement j'eus encore le temps de m'étendre dans un sillon, et l'ouragan passa sur moi sans me toucher.
Cependant la bataille continuait, Drouot, avec sa formidable artillerie de la garde, imagina de diriger toutes ses pièces contre la magnifique infanterie qui venait d'arriver, et se mit à tirer à miraille sur les grenadiers russes, qui tombaient comme des pans de mur sous le feu de nos canons. Lorsqu'ils parurent suffisamment ébranlés, nos deux colonnes d'attaques chargèrent à la baïonnette.
Source : Gallica

Jacques Martin La bataille et la retraite de Leipzig… (1870)

Eh bien ! des choses plus désolantes encore s'étaient passées, pendant la nuit et durant la matinée, vers le pont de Leipzig, obstrué et encombré par les fuyards. Ces scènes revêtirent même un caractère spécial d'atrocité, en ce que les malades et les blessés étaient précipités dans la rivière ou broyés par les voitures et les chevaux de leurs propres camarades, qui, aveuglés par un furieux égoïsme, voulaient se sauver à tout prix, et marchaient, a-t-on dit, dans une boue de chair humaine.
Source : Gallica

Jacques Martin La bataille et la retraite de Leipzig… (1870)

Autour de lui tombaient les morts et les mourants ; il se retrouva, après plusieurs heures de cette lutte acharnée, debout et sans blessures ; la bataille était gagnée. Les ennemis étaient en fuite, et la fumée de la fusillade, en se dissipant, rendit à notre jeune officier, avec la présence d'esprit, la vue du champ de bataille. L'homme reparut sous l'uniforme du soldat, et son cœur se serra au spectacle qui s'offrit alors à ses yeux.
Source : Gallica

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