Résumé

William Theobald Wolfe Tone Récit de mes souvenirs et campagnes dans l'armée française (1899)

La campagne de Russie a commencé la perte de Napoléon et Waterloo l'a complétée, mais ni à Mojaïsk, ni à Waterloo n'ont été engagés ou tués la moitié de ces effectifs, et ces batailles n'ont duré que le tiers de ce qu'a duré cette bataille opiniâtre et sanglante. C'est là que s'est rompu le charme de Napoléon ; c'est la première grande bataille dans laquelle il a été vaincu, et jamais il ne s'en est relevé. Il a fait de nobles efforts et a donné la preuve, dans la suite, de talents consommés, mais il n'a jamais pu rétablir son influence.
Source : Gallica

William Theobald Wolfe Tone Récit de mes souvenirs et campagnes dans l'armée française (1899)

J'ai suivi la retraite de l'armée de Leipzig à Erfurt, sans avoir sur ma blessure d'autre pansement que le mouchoir du Hongrois, et n'ayant pu sauver de tous mes effets que mon sabre et mou manteau.
Cette retraite présentait un spectacle singulier, unique, et tout particulièrement caractéristique du soldat français. Dans leurs défaites, alors qu'ils sont débandés ou désorganisés, les Allemands et les Russes tombent ou se rendent en foule, tout en gardant beaucoup de sangfroid et en montrant une grande apathie, mais ne pensent jamais à agir d'eux-mêmes.
Source : Gallica

William Theobald Wolfe Tone Récit de mes souvenirs et campagnes dans l'armée française (1899)

« Les Cosaques! les Cosaques! » La confusion qui suivit avait quelque chose de grotesque et d'horrible en même temps; la foule des traînards, les malheureux malades, jusqu'aux blessés eux-mêmes, s'enfuirent sans savoir où ils allaient. Dans cette extrémité, je vis un petit détachement de vingt-cinq grenadiers de la vieille Garde, à peu près, que je rejoignis après avoir mis le sabre à la main : « Restez avec nous, mon jeune officier, » me dirent-ils, « nous savons quels chenapans sont ces Cosaques, et ils nous connaissent bien aussi, eux ! »
Source : Gallica

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