G. Clément

Résumé

G. Clément Campagne de 1813 (1904)

Il eût fallu un homme capable d'opiniâtreté et d'abnégation. Marmont, plein d'orgueil, entêté pour cette position de Breitenfeld qu'il a organisée, se croyant plus clairvoyant que l'Empereur, fut à Leipzig, comme à Montereau, le mauvais génie qui souffle le mal; et Ney, faible et impulsif, si facile à tromper et à entraîner à la désobéissance, loin de se dépouiller de ses forces au profit de Napoléon pour la victoire commune, ne pense, comme plus tard à Ligny, qu'à les garder pour lui, inconscient des malheurs qu'il déchaîne.
Source : Gallica

G. Clément Campagne de 1813 (1904)

Il faut m'y porter de ma personne, y mettre le 2e, le 6e, le 14e et le 1er corps, la cavalerie Latour-Maubourg; il faudrait le prince d'Eckmuhl devant Hambourg, les trois corps d'Oudinot sur Wittenberg et Magdebourg, l'armée de Silésie sous Bautzen.
Dans cette situation, je suis sur la défensive : l'offensive est à l'ennemi; je ne menace rien; il serait absurde de dire que je menace Vienne; l'ennemi peut masquer l'armée de Silésie, il détachera sur le bas Elbe, ira sur le Weser, tandis que je serai à Prague; il ne me restera qu'à gagner le Rhin en toute bâte.
Source : Gallica

G. Clément Campagne de 1813 (1904)

Si l'empereur Napoléon, dit ce général, voulant prévenir l'armée alliée en Bohême, marchait à elle pour la combattre, l'armée de Bernadotte (réunion des armées du Nord et de Silésie) tâchera, par des marches forcées, de se porter aussi vite que possible sur les derrières de l'armée ennemie.
Si, au contraire, l'empereur Napoléon se dirigeait contre l'armée du prince royal de Suède, l'armée alliée prendrait une offensive vigoureuse et marcherait sur les communications de l'ennemi pour lui livrer bataille.
Source : Gallica

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