G. Clément

Élements biographiques

G. Clément,  Campagne de 1813 (1904)

“ Napoléon, avons-nous dit, était rentré à Dresde le 12 septembre. La défaite de Ney à Juterbogk, sa retraite sur Torgau, le recul inexplicable de Macdonald l'avaient conduit à réfléchir plus particulièrement sur une question que, déjà, il avait traduite dans une de ses lettres en disant : « Tout plan où, de ma personne, je ne suis pas au centre, est inadmissible. » Mais, pour pouvoir agir, il fallait que les points où se trouvaient établies ses forces ne fussent pas trop éloignés pour qu'il pût faire des navettes d'une masse à l'autre en très peu de temps. ”
Source : Gallica

G. Clément,  Campagne de 1813 (1904)

“ Il faut m'y porter de ma personne, y mettre le 2e, le 6e, le 14e et le 1er corps, la cavalerie Latour-Maubourg; il faudrait le prince d'Eckmuhl devant Hambourg, les trois corps d'Oudinot sur Wittenberg et Magdebourg, l'armée de Silésie sous Bautzen.
Dans cette situation, je suis sur la défensive : l'offensive est à l'ennemi; je ne menace rien; il serait absurde de dire que je menace Vienne; l'ennemi peut masquer l'armée de Silésie, il détachera sur le bas Elbe, ira sur le Weser, tandis que je serai à Prague; il ne me restera qu'à gagner le Rhin en toute bâte.
”
Source : Gallica

G. Clément,  Campagne de 1813 (1904)

“ Il eût fallu un homme capable d'opiniâtreté et d'abnégation. Marmont, plein d'orgueil, entêté pour cette position de Breitenfeld qu'il a organisée, se croyant plus clairvoyant que l'Empereur, fut à Leipzig, comme à Montereau, le mauvais génie qui souffle le mal; et Ney, faible et impulsif, si facile à tromper et à entraîner à la désobéissance, loin de se dépouiller de ses forces au profit de Napoléon pour la victoire commune, ne pense, comme plus tard à Ligny, qu'à les garder pour lui, inconscient des malheurs qu'il déchaîne. ”
Source : Gallica

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