Jean Baptiste Joseph Breton de La Martinière

Résumé

Jean Baptiste Joseph Breton de La Martinière Campagnes de Buonaparte en 1812… (1814)

Cependant une foule d'infortunés habitans de Moscou périssaient de misère et de besoin dans leurs caveaux et dans d'autres retraites souterraines. La famine s'accrut au point que l'on ne pouvait plus se procurer un morceau de pain. Il y avait des combats continuels entre les Français et les Russes dans les jardins, dans les champs où croissaient des pommes de terre et d'autres racines.
En un niot, on voyait régner à Moscou tout ce que la fureur des hommes a de plus atroce; la vengeance ne connaissait point de bornes, la force point de frein.
Source : Gallica

Jean Baptiste Joseph Breton de La Martinière Campagnes de Buonaparte en 1812… (1814)

Les alliés prétendent aussi que leur perte en hommes tués et blessés, fut moindre que celle de l'armée française, parce qu'ils eurent constamment l'avantage de la position, et firent leurs retraites dans l'ordre le plus parfait. On sait que les armées, même victorieuses, perdent souvent pins de monde que les vaincus dans le fort du combat; mais elles prennent leur revanche pendant la déroute : la cavalerie sabre les hommes qui ne gardent plus de rang; l'artillerie écrase les colonnes dispersées.
Source : Gallica

Jean Baptiste Joseph Breton de La Martinière Campagnes de Buonaparte en 1812… (1814)

Il y est dit que les alliés ont eu l'imprudence de pénétrer au cœur de la France, en laissant, pour bloquer les forteresses, des corps plus faibles que les garnisons. C'est dire assez clairement que les alliés ne couraient pas de grands périls en s'avançant dans la partie du royaume où ils ne pouvaient être arrêtés à la vérité par aucune place forte; mais où la nature a multiplié les moyens de défense, où les cours tantôt parallèles, tantôt sinueux et croisés dans tous les sens, de la Saône, de l'Aube, de la Marne, de la Seine, offrent une multitude d'obstacles si difficiles à franchir.
Source : Gallica

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