Claude Desprez

Résumé

Claude Desprez Le maréchal Ney (1881)

C'est à la Bérézina, Sire, que Ney sauva les débris de l'armée. J'y avais des parents, des amis, des soldats enfin, qui sont les amis de leurs chefs ; et j'enverrais à la mort celui à qui tant de Français doivent la vie, tant de familles leurs fils, leurs époux, leurs pères ! Non, Sire; et s'il ne m'est pas permis de sauver mon pays ni ma propre existence, je sauverai du moins l'honneur. S'il me reste un regret, c'est d'avoir trop vécu, puisque je survis à la gloire de ma patrie.
Source : Gallica

Claude Desprez Le maréchal Ney (1881)

A l'aile droite étaient les Prussiens. Blücher, établi sur des mamelons sablonneux et garnis de bouquets de bois, en avant de l'Albrechtbach, descendait de là jusqu'à la Sprée, protégé sur son front par la rivière sinueuse et encaissée, sur son flanc droit par des étangs, des ruisseaux, des marais, de l'un et de l'autre côté par les pentes abruptes de la colline, et disait qu'il occupait les Thermopyles de l'Allemagne et que rien ne pourrait l'y forcer.
Ènfin, au delà des Prussiens, les Russes de Barclay de Tolly défendaient la basse Sprée. C'est eux que Ney
rencontra.
Source : Gallica

Claude Desprez Le maréchal Ney (1881)

Ney, chargé de la couvrir avec deux bataillons et sa cavalerie, était encore en avant d'Amberg, quand il voit de tous les côtés déboucher sur lui de grosses colonnes. Il essaye de les arrêter. Il les charge à outrance; mais elles avancent, elles le débordent; il est coupé du reste de l'armée. Avec ses cavaliers il se fait jour; ses deux bataillons restent enfermés.
Il veut leur rouvrir le passage, il revient sur l'ennemi. Mais les masses contre lesquelles il se heurte sont maintenant trop épaisses pour qu'il puisse les rompre; le désespoir dans le cœur, il est obligé d'abandonner ses soldats.
Source : Gallica

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