Pierre-Gilbert de Colonjon

Résumé

Pierre-Gilbert de Colonjon Les derniers jours de la Grande armée… (1850)

Il est une chose qu'on ne saurait trop répéter lorsqu'il s'agit de Napoléon : c'est qu'il eut la ferme volonté de prendre possession du présent, afin de mieux préparer à la génération qui suivait la conquête de l'avenir. Comme l'a dit un publiciste, le monde n'a pas secondé l'œuvre de Napoléon, parce que les hommes ont pris pour la guerre et la conquête ce qui n'était que la croisade humanitaire. Les historiens, les poètes, les artistes qui ont fait de l'Empereur un conquérant exclusif, et de nos généraux des instruments aveugles de la volonté du maître, se sont trompés.
Source : Gallica

Pierre-Gilbert de Colonjon Les derniers jours de la Grande armée… (1850)

En continuant l'analyse de l'ouvrage de M. de Mauduit, mille pensées de guerre nous arrivent en foule, et nous sentons battre notre cœur comme si nous étions pour quelque chose dans ces luttes sublimes , comme si nous avions pris part aux actes de dévouement et de courage des soldats de la grande armée.
Étrange effet de la gloire sur les âmes françaises ! Elle fait éprouver de nobles frémissements, elle élève l'âme et la pénètre d'un saint enthousiasme
Source : Gallica

Pierre-Gilbert de Colonjon Les derniers jours de la Grande armée… (1850)

« Essayons, dit-il, de décrire cette journée glorieuse pour les deux armées, et qui eût été si funeste à l'armée prussienne sans la fatalité qui s'en mêla, sans les fautes graves qui se commirent en dehors du champ de bataille, fautes et fatalités qui paralysèrent l'action des 20,000 hommes du comte d'Erlon, lesquels, réunis au maréchal Ney, aux Quatre-Bras, eussent probablement culbute les 50,000 Anglo-Bataves qui s'y réunirent, de même qu'ils eussent complété la victoire de Ligny en se réunissant à nous avant sept heures du soir. »
Source : Gallica

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