Georges Montorgueil,
Napoléon
(1921)
“ Pour ces milliers d'hommes poursuivis, qui se retirent, il n'y a qu'un pont sur l'Elster. L'armée y passe en cohue, masse indisciplinée d'où partent des cris de désespoir et de fureur. L'Empereur, au milieu d'elle, ne la conduit plus : il la suit. Il est dans le flot. Elle l'entoure en désordre, elle l'emporte, elle l'entraîne. Son regard impérieux erre, voilé, sur cette Grande Armée dont le chemin de gloire est rétréci à la mesure de ce pont sinistre. Et, à cette heure, le destin lui est si contraire qu'un incident imprévu achève de transformer la déroute en catastrophe. ”
