Résumé

Joseph Ottavi Musée national. Galerie militaire… (1840)

Mais, dites-vous, cet enthousiasme est lui-même un immense danger qu'il faut conjurer au plus tôt. Le peuple, malheureusement, professe le culte de la force, et pour lui Napoléon n'est autre chose que le dieu de l'inexorable fatalité. Je ne crois pas que le peuple ait jamais mérité d'être aussi indignement calomnié.
Si le peuple admire Napoléon, c'est que, sachez-le bien, il se souvient d'Arcole et des Pyramides.
Si le peuple admire Napoléon, c'est qu'il voit dans le grand homme le législateur qui a gravé dans le Code civil le principe impérissable de l'égalité.
Source : Gallica

Joseph Ottavi Musée national. Galerie militaire… (1840)

Quel est le Français qui, en lisant cette immortelle campagne de 1814, ne pleure d'admiration à la vue de tant d'efforts inutilement tentés par Napoléon pour rejeter les ennemis au delà du Rhin? Et quel est l'étranger qui n'oublie l'oppresseur de sa patrie pour rendre hommage au capitaine dont l'épée, comme le doigt de Dieu, arrêta l'invasion d'une mer déchaînée de peuples?
Il fallut le concours extraordinaire de troupes incalculables et de traîtres sans nombre pour ouvrir le chemin et les portes de Paris aux alliés. Napoléon succomba au milieu de ses victoires.
Source : Gallica

Joseph Ottavi Musée national. Galerie militaire… (1840)

Notre travail est une réponse indirecte à ceux qui ne veulent tout au
plus laisser sans tache que la gloire militaire de l'Empereur. Pour nous, Napoléon est l'homme dont le peuple suspend l'image à côté de celle du Christ.
Nous allons donc parcourir rapidement les champs de bataille de l'Italie et de l'Egypte. Notre récit va se heurter aux plus grands noms ; ici les choses parleront assez elles-mêmes. Silence! la parole est aux faits. C'est au moment où Napoléon se tournait vers l'Orient, que le génie de la France se disposait à lui redemander son épée.
Source : Gallica

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