Résumé

Portrait de Ulric de Civry Ulric de Civry Esquisses historiques et militaires… (1881)

Hegel, qui avait vu Napoléon traverser les rues d'Iéna, écrivait, avec sa naïveté de grand penseur et de philosophe, à Niethammer : — « C'est une étrange sensation que d'apercevoir devant soi, assis sur un cheval, l'homme du destin, qui porte en lui l'âme du monde, die Weltseele. » — Comme Hegel, les hommes d'Etat prussiens qui approchèrent de Napoléon à Tilsitt étaient philosophes à leur façon, ils avaient probablement lu Kant; ils crurent reconnaître sur le front du vainqueur d'Iéna la marque « d'une incontestable supériorité et d'une énergie irrésistible. »
Source : Gallica

Portrait de Ulric de Civry Ulric de Civry Esquisses historiques et militaires… (1881)

Jamais peut-être l'armée française n'a eu devant elle une mission plus difficile et des périls plus formidables.
Il ne lui suffit pas de perfectionner des armes et de multiplier le nombre de ses soldats. Il lui faut élever son âme à la hauteur de ses devoirs, et retrouver toute son énergie des anciens jours, en se retrempant aux grandes sources où elle a puisé pendant si longtemps le secret merveilleux de sa puissance et de sa splendeur.
Source : Gallica

Portrait de Ulric de Civry Ulric de Civry Esquisses historiques et militaires… (1881)

Le prince de Hardenberg pensait comme le baron d'Altenstein. Il estimait que les malheurs de la Prusse n'étaient pas un accident, mais qu'elle les avait mérités par ses fautes. Il voyait dans l'incomparable capitaine qui l'avait vaincue un grand justicier, revêtu d'une mission divine. Cette mission consistait à réduire en poussière les institutions décrépites et les Etats vermoulus, à susciter partout des forces vives, qui un jour se retourneraient contre lui et le terrasseraient.
Source : Gallica

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